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Au CES 2026, les innovations dédiées à la déficience visuelle étaient nombreuses. Pour Ani Sargsyan, collaboratrice chez Seehaptic et utilisatrice non-voyante venue tester les dispositifs sur place, l’objectif était clair : évaluer leur utilité réelle au quotidien. À l’issue de ces essais, elle a établi un classement des solutions selon leur pertinence.
Cet afficheur braille se fixe magnétiquement à l'arrière d'un téléphone et se connecte via Bluetooth, ce qui permet d'afficher les messages entrants sur les cellules braille et de taper les réponses directement sur le clavier. Compact, il dispose de 8 cellules braille et d'un clavier braille de type Perkins. L’objectif est de faciliter l’accès à la communication écrite sans dépendre uniquement de la synthèse vocale. Pour Ani, leur pari d'améliorer l’autonomie et la confidentialité des utilisateurs non-voyants est particulièrement prometteur.
Avec HapWare, elle découvre un bracelet haptique capable de transmettre les émotions et les gestes via des vibrations codées. « Une part importante de la communication est non verbale », rappelle Jack Walters, directeur général de la société.
L’objectif est de rendre la communication gestuelle accessible grâce à des lunettes connectées au bracelet, équipées de capteurs similaires à ceux des lunettes Meta.
La plage braille Newhaptics retient également son attention. “J’ai beaucoup aimé.” Plusieurs lignes de lecture, une correction tactile intuitive, et une utilisation simple, pouvant être complétée par des jeux d’apprentissage pour débuter le braille …Avec toutes ces fonctionnalités, l’appareil reste assez compact et facile à prendre en main. « Cela ressemble beaucoup à un bloc-notes classique, mais avec des fonctionnalités vraiment pratiques », résume-t-elle.
Les lunettes intelligentes Agiga l’impressionnent par la précision de leurs descriptions et l’intégration de Be My Eyes. “C’est fluide et bien pensé.” Pourtant, Ani nuance: “Ça fait un peu doublon avec les applis que j’utilise déjà.” L’innovation est réelle, mais pas nécessairement indispensable.
Enfin, elle observe avec intérêt les solutions de guidage comme Glidance, un petit robot qui dirige physiquement l’utilisateur tel un chien guide. “Le retour physique sécurise vraiment le trajet.”
Au fil des stands, Ani rappelle que la technologie n’est pas une fin en soi. Pour elle, ce qui compte avant tout est l’autonomie qu’elle apporte, sa simplicité d’utilisation et la prise en compte des besoins des personnes concernées. Plus que la performance technique, c’est le fait de sentir que les produits ont été pensés avec et pour les utilisateurs non-voyants qui fait réellement la différence.